
Je ne connaissais pas Andrea Arnold avant de regarder ce film donc je ne savais pas Ă quoi m’attendre et il s’avĂšre que mon avis rejoint l’opinion gĂ©nĂ©rale. Donc aucune originalitĂ© dans ce que je vais dire mais pourquoi se priver d’un Ă©niĂšme article qui dit la mĂȘme chose sur un mĂȘme sujet ?
J’ai adorĂ© la dimension sociale de « Bird » parce que c’est facile de tomber dans du misĂ©rabilisme, de vouloir crĂ©er de l’empathie qui se transforme en pitiĂ© et de finalement de placer le spectateur en un voyeur un peu condescendant. Ici, rien de tout ça. Les personnages sont puissants, attachants, cherchent des solutions pour se sortir d’une vie qui les malmĂšne, sont en quĂȘte de sens, de libertĂ©, d’identitĂ© dans un monde qui ne fait rien pour les aider.
Les acteurs, mĂȘme et surtout les plus jeunes, sont hyper justes : parfois touchants dans leur vulnĂ©rabilitĂ©, parfois agaçants par leur insouciance. La cinĂ©matographie est magnifique. On passe des squats du Kent, aux prairies pleines de fleurs, Ă la mer et ses mouettes, avec une lumiĂšre d’aube et de crĂ©puscule qui rend le tout presque onirique.
D’ailleurs, le film part dans cette direction. On termine sur une fin fantastique, proche du conte, ce qui aurait pu me gĂȘner car jusque lĂ , le scĂ©nario, bien que marquĂ© par quelques bizarreries liĂ©es au personnage de Bird, reste trĂšs ancrĂ© dans la rĂ©alitĂ©. Mais chacun·e peut y trouver l’explication mĂ©taphorique qu’il·elle souhaite et c’est ce qui fait la beautĂ© du film selon moi.








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